Synthèse de l'atelier du 6 août. Une soirée entière consacrée à la dimension qui fait la plus grosse différence dans votre développement, votre présence, face caméra comme face à une salle.
Le public doit sentir que vous êtes avec lui. Vous le regardez, vous interagissez, vous n'êtes pas en train de lire vos notes ou votre présentation.
Il doit savoir dès le départ quel est l'objectif, ce que vous allez lui apporter et ce qu'il va en garder.
Le processus doit être visible. C'est vrai dans une conférence, dans un atelier, dans une animation comme dans une vidéo.
Deux questions posées dans le chat, dont les réponses ont dessiné tout le reste de la soirée.
Sans jugement, uniquement pour repérer les deux points forts et les deux points qui appellent un mouvement.
Ce sont des atouts, ce ne sont pas les critères déterminants.
Ils fonctionnent dans cet ordre, de l'intérieur vers l'extérieur. Chacun s'appuie sur le précédent.
Le point de départ n'est pas une technique, c'est une question. Qu'est ce qui me fait vibrer dans le produit ou le service que j'apporte, et pourquoi. Il faut aller chercher cette vibration, elle ne se décrète pas.
Plus vous parlez de ce qui vous anime réellement, plus on perçoit votre identité et votre système de valeurs. Et l'expertise devient secondaire.
Un état intérieur de rayonnement, quelque chose qui est projeté de l'intérieur vers le monde extérieur. C'est le même mécanisme qu'au chant, on ne chante pas avec sa bouche, on chante avec son corps, et ça doit vibrer de l'intérieur.
Point pratique souligné pendant la soirée, derrière un écran il faut envoyer plus que dans une conversation en tête à tête. Mettre du gaz, du relief, du corporel, sinon l'impact énergétique ne passe pas la caméra.
Un mouvement de corps, une attitude, un son de voix, un regard. La structure corporelle prend de l'assise et de la force, et c'est là que l'effet se produit. Redresser le corps, remonter d'un centimètre, ouvrir. Cela fait vraiment une différence.
Dans les formations de formateur, Paul fait un exercice où les gens sont placés à plus de 50 mètres. On y découvre qu'il ne s'agit jamais de hurler, mais de laisser quelque chose pousser de l'intérieur vers l'extérieur.
Quand j'envoie, je prends en compte le retour, je mesure l'impact, je calibre mon auditoire et j'interagis. Il y a comme une respiration entre l'émission et la réception.
Groupes de deux ou trois, une minute de récit avec de l'intensité, puis les retours des autres.
Un côté très solaire et très expressif. Du sourire, de l'énergie, des gestes, des mouvements d'yeux qui montraient la montagne. En trois secondes, le groupe était avec elle sur place. Une ouverture du corps qui connecte immédiatement.
Un voyage. Le regard dans le vague ou les yeux fermés, une voix rêveuse, une façon d'allonger les syllabes qui fait travailler l'imagination. Aucune tentative d'attraper l'auditeur, elle était juste dans son truc, et c'était contaminant.
Très structuré, on voyait où il nous menait, avec la gestuelle du professeur qui transmet. Il se sentait stressé par le temps court, personne ne l'a perçu. L'émotion passait quand même.
Quelque chose de personnel et émotionnel, vécu de l'intérieur, les yeux fermés. Un déroulé complet du début à la fin qui tenait en haleine.
Le plaisir de partager, visible à travers un regard qui pétille et un sourire lumineux. Elle revivait la scène en la racontant, et cela se ressentait.
Possédé par ce qu'il vit. Très en lien, il se nourrit de la relation à l'autre. Quand il est dans son sujet, il est porté, cela le met en vie et en joie.
Trois piliers sur lesquels Paul revient systématiquement dès qu'il travaille cette dimension.
C'est la base du triangle. De quoi suis je convaincu, quelles sont mes valeurs fortes, qu'est ce qui m'a touché là dedans. Vous avez le droit de vous tromper, mais si c'est votre conviction, vous serez impactant.
Ce qui me sécuriseJe suis là pour qui et pour quoi. Est ce que je cherche à être intéressant, ou est ce que je suis intéressé par la personne en face. Qu'est ce qu'elle va garder, c'est quoi l'objectif.
Ce qui me dirigeJ'envoie, puis j'écoute ce qui revient. Une respiration, une interaction. C'est le feedback qui crée le lien et qui vérifie que l'on avance dans le bon sens.
Ce qui me reliePaul a listé ce qui, chez lui, a le plus souvent fait rater ses interventions. Tous ces mécanismes ont un point commun, ils coupent de soi.
Paul a recadré le débat sur deux points. D'abord la question n'est pas de savoir si l'on réfléchit trop, mais si l'on gagnerait à redescendre un peu plus dans le cœur. Ensuite, quand on parle de cible, il s'agit surtout du thème qui vous touche et de la problématique que vous avez envie d'ouvrir. Le cadre peut rester assez large.
La démonstration a été immédiate. Invitée à dire ce qui la touche, Valérie a répondu sans hésiter, voir l'autre sortir de son conditionnement, s'ouvrir à d'autres chemins et à d'autres possibilités, au moment précis où quelque chose commence à émerger et où l'on n'ose pas encore y aller. Elle a conclu elle même, finalement je vous parle et je réponds à mes questions.
Un travail neurologique guidé sur la posture et le rayonnement en situation d'intervention.
Yeux fermés, sourire intérieur, connexion à cette vitalité qui vient de ce qui vous porte et de ce qui vous passionne. Puis l'esprit s'envole comme un ballon, à travers le temps et l'espace, jusqu'à ce que des mois ou une année soient passés.
Vous entrez alors dans une grande salle où des dizaines, peut être des centaines de personnes sont réunies. Une bonne partie se retourne. Pas parce que vous parlez fort, mais parce qu'il se dégage de votre présence quelque chose d'intense. Vous vous observez marcher, respirer, regarder, avec cette énergie que vous dégagez.
Cette version rayonnante de vous vient s'asseoir à côté de vous tel que vous êtes aujourd'hui. Et vous écoutez la question que la personne d'aujourd'hui lui pose. Qu'est ce que tu m'invites à accueillir de plus grand, de plus noble, de plus précieux, qui ne demande qu'à s'éveiller davantage.
Le véritable leadership, ce n'est pas d'arriver à devenir quelqu'un d'autre. C'est de s'ouvrir tellement à cette dimension intérieure qui vous anime, que vous avez envie juste de la faire rayonner.
Un mot par personne, celui à faire briller dans les jours qui viennent.
S'entraîner à allumer cette flamme de plus en plus, avec les proches, dans les jours qui viennent. Non pas en disant plus, mais en révélant davantage cette présence, cette posture et cette énergie.