Synthèse de l'atelier du 30 juillet. Coach, praticien, thérapeute, accompagnant. Des titres libres, un terrain de jeu immense, et quelques garde-fous à connaître pour ne pas transformer une belle relation client en litige.
Coach, praticien, accompagnant, sophrologue. Ces appellations ne sont pas réglementées aujourd'hui, et c'est précisément ce qui expose.
Un référentiel d'État, un diplôme obligatoire, aucune souplesse possible.
Médecin, avocat, expert comptable, kinésithérapeuteL'État a fixé des référentiels qu'il faut absolument respecter pour porter le titre.
Psychologue, psychothérapeuteN'importe qui peut s'en revendiquer. Le titre ne vous protège donc de rien, il faut le justifier autrement.
Coach, praticien, accompagnant, sophrologue, hypnothérapeuteMais cette liberté impose plus de vigilance, pas moins. C'est parce que rien n'encadre le titre que le vocabulaire, le positionnement et les écrits deviennent vos seules protections.
La frontière de l'exercice illégal de la médecine, et les deux nouveaux délits créés par la loi du 10 mai 2024 contre les dérives sectaires.
On entend souvent qu'on se fait confiance et qu'on ne signe pas de contrat. C'est l'inverse qui protège la relation.
Sans écrit, en cas de litige, il devient très compliqué de prouver ce qui avait été convenu.
Nombre de séances, rythme, prix, ce qui est inclus et surtout ce qui ne l'est pas.
En inscrivant noir sur blanc que vous avez une obligation de moyens et non de résultat.
Il clarifie les droits et les obligations de chaque partie, ce qui préserve la qualité de la relation.
Il s'applique dès qu'il y a vente à distance à un particulier, y compris une vente conclue par téléphone.
Une clause abusive crée un déséquilibre entre le professionnel et le client. En cas de litige, elle fait tomber le contrat.
Même une simple page de vente ou un site vitrine est concerné. Les amendes sont forfaitaires et ne sont pas proportionnelles à votre chiffre d'affaires.
Pour tout site professionnel, même une page de vente. Adresse email, numéro SIRET, nom et adresse de l'hébergeur, directeur de publication. Attention, ce dernier est forcément une personne physique, jamais le nom de la société.
Caractéristiques essentielles de la prestation, prix TTC, délais de paiement, modalités d'exécution, droit de rétractation, durée du contrat, coordonnées du médiateur de la consommation et juridiction compétente. Elles peuvent être intégrées directement au contrat.
Les conditions générales d'utilisation du site, particulièrement s'il existe un espace membre. Non obligatoires, mais fortement recommandées.
Dès qu'un simple formulaire de contact récupère un nom, un email ou un numéro de téléphone. Un site vitrine avec formulaire est donc concerné.
Dès que vous collectez un email, un formulaire de contact ou une inscription à une newsletter, vous y êtes soumis.
Ce que vous devez à votre client au titre de l'accompagnement convenu. C'est le contrat qui vous protège ici.
Le contratLe champ civil. Un dommage causé à quelqu'un par vos propos, une situation de harcèlement, et plus largement tout préjudice.
Le civilExercice illégal de la médecine, dérives sectaires. C'est le niveau le plus grave, celui que les garde-fous du début servent à éviter.
Le pénalVos supports, vos vidéos et vos contenus pédagogiques sont protégeables au titre du droit d'auteur.
Si vous avez créé un nom de méthode ou une marque, son dépôt à l'INPI la sécurise.
Rappeler dans vos contrats que votre marque et vos droits d'auteur sont protégés. C'est une sécurité supplémentaire contre la réutilisation de vos supports.
Ce que chaque membre repart mettre en place après l'atelier.
Une soirée dédiée aux obligations fiscales des professionnels de l'accompagnement, à l'optimisation des charges et à la facturation électronique. Programmée dans les dix premiers jours de septembre.